Économie Circulaire : vers des modèles de production
et de consommation durables ?

Économie Circulaire : vers des modèles de production et de consommation durables ?

La matinale relative à l’économie Circulaire du 3 octobre 2017 est la seconde du cycle organisé par l’Aslog et son Lab RSE. L’objectif de cette matinale était de s’interroger sur les Business Models afférents à l’économie circulaire, de faire le point sur l’état de la réglementation et d’étudier les retours d’expérience d’entreprises pionnières en la matière.

Pour nos adhérents qui n’ont pu se joindre à nous lors de cette matinale, voici en quelques lignes, les points saillants de cette matinale. Pour ceux qui désirent aller plus loin, la présentation du la matinale et sa synthèse sont accessibles dans l’Aslogthèque dans la rubrique RSE.

Les 5 principes clés des business models de l’économie circulaire

Afin de passer d’une économie linéaire à une économie circulaire, il est nécessaire d’interroger notre vision des ressources, des déchets et du cycle de vie des productions.

1- Considérer les déchets comme des ressources
2- Apporter de la résilience
3- Utiliser en priorité l’énergie renouvelable et les matériaux recyclés
4- Avoir une approche systémique centrée sur les cycles de vie
5- Bâtir une volonté politique de progrès.

 

La population mondiale et ses besoins augmentent tandis que les ressources diminuent. Tous les acteurs de l’économie doivent converger pour permettre l’émergence du cycle vertueux de l’économie circulaire. Les entreprises innovent et imaginent de nouveaux modèles économiques qui doivent être portés et validés par les lois et les réglementations gouvernementales.

2015, l’économie circulaire fait son entrée dans les textes législatifs avec pour objectif d’amorcer une politique d’achats responsables

La loi relative à la transition énergétique pour la croissance verte fixe non seulement des objectifs afin de produire en utilisant moins de matières, et découpler ainsi la croissance de la consommation de matières. Elle pose également des interdictions pour enrayer des pratiques écocides (interdiction des sacs plastiques, pénalisation de l’obsolescence programmée, …).

Par ailleurs, elle donne les moyens aux Régions pour bâtir le tissus social et économique afin de favoriser l’innovation et le développement en matière d’économie circulaire.

L’économie circulaire, un futur économique à inventer

Le principe d’économie circulaire ne peut se réduire au seul principe du recyclage. L’ensemble des acteurs économiques doivent imaginer toutes les applications possibles de l’économie circulaire, de la façon d’extraire, de fabriquer, de consommer et de jeter.

Pour l’industrie, il convient d’analyser le cycle de vie des produits, leurs modes de consommation, la production inhérente de déchets liée à ces produits, la question de leurs recyclages et débouchés économiques afférents.

L’économie circulaire va nous obliger à repenser nos modes de consommation et de vente. Nos modèles économiques vont très certainement devoir évoluer de la seule possession via l’achat de biens de consommation à l’utilisation via la vente de prestations de services.

Ubicuity : Du stylo au mobilier d’extérieur

En collaboration avec Terracycle, Govaplast et Plas Eco, BIC a collecté 11 500 000 stylos pour concevoir du mobilier d’extérieur à destination des collectivités locales. Ce cas concret traite de la question du recyclage des déchets produits par la seule consommation de biens manufacturés.

Werner&Mertz (RAINETT) Cradle to cradle ou comment boucler la boucle !

Depuis 5 ans le groupe cherche à concevoir ses produits selon un recyclabilité intégrale : cradle to cradle. Les produits sont conçus avec des produits recyclés et écoresponsables, et les produits vendus sont collectés grâce à un réseau partenaire pour être à nouveau recyclés.

Le don en nature, l’autre voie de l’économie circulaire

L’Agence du Don en Nature

ADN collecte des produits neufs non alimentaires auprès des entreprises partenaires (principalement les invendus, fins de promotion, etc.) qu’elle redistribue ensuite aux plus démunis via 750 associations locales. 900 000 personnes dans le besoin sont ainsi aidées chaque année (épiceries sociales et solidaires, centres d’hébergements…).

Entreprise sociale PHENIX

PHENIX propose aux entreprises de collecter leurs invendus proches de la péremption et les redistribuer en flux tendus à ses 500 partenaires associatifs. Elle a mis en place une logistique de proximité. PHENIX met en effet à disposition de ses partenaires associatifs sa plateforme web et son savoir-faire sur le terrain afin de garantir le respect des normes sanitaires et des lois en vigueur.

La Banque Solidaire de l’Équipement d’EMMAÜS DÉFI

L’objectif est de permettre aux personnes qui accèdent à un logement pérenne de s’équiper dignement et rapidement à prix modiques, avec du matériel neuf invendu. La BSE participe à la mission sociale d’Emmaüs Défi qui est de créer des emplois pour les personnes en situation de grande précarité.