Les professionnels de la supply chain s’organisent pour anticiper les prochaines crises

Les professionnels de la supply chain s’organisent pour anticiper les prochaines crises

Article rédigé par Érick DEMANGEON pour L’antenne des transports à retrouver sur leur site internet

La pandémie a révélé le caractère stratégique de la chaine d’approvisionnement. Pour tenter de prévenir d’autres crises ou d’en atténuer leurs effets, l’Aslog invite ses membres à réfléchir sur l’évolution de la supply chain. Point d’étape de cette démarche, la présentation d’un manifeste le 10 septembre prochain.

La crise sanitaire a mis en évidence les forces et faiblesses des chaînes d’approvisionnement. Dans ce contexte inédit, l’Aslog invite ses 3.500 membres issus de 300 entreprises “à la co-construction d’une autre vision de la supply chain”. Le réseau français des professionnels de la logistique estime que la supply chain représente “60 à 90 %” du coût de revient des produits, du fait des nombreuses activités qu’elle couvre. Au-delà de la logistique et des transports, elle affecte également “les stratégies industrielles, le sourcing, les prévisions ou l’expérience client”, met en avant le président de l’Aslog, Yann de Feraudy.

Fonction stratégique

Ainsi, les personnels en charge de la chaîne d’approvisionnement sont consultés et interviennent sur des “questions clés pour la compétitivité et la performance durable des entreprises” : où produire ? Où s’approvisionner ? Que sous-traiter ? Quels canaux de distribution utiliser ? Comment prévoir la demande pour chacun ? Quels plans et modes de transport ? “Répondre à ces questions suppose d’arbitrer entre des objectifs largement antinomiques”, assure Yann de Feraudy.

« Vers un monde plus résilient, plus collaboratif, plus agile et plus durable »

La chaîne doit en effet “garantir la meilleure qualité de service possible, tout en préservant la trésorerie des entreprises, les coûts et la gestion durable des ressources”.
Les conséquences de la pandémie pourraient néanmoins inciter la société à tendre vers un monde “plus résilient, plus collaboratif, avec plus de proximité, plus agile et plus durable”, estime le comité exécutif de l’association. C’est ce qui l’a incité à initier cette réflexion sur l’avenir de la filière, lancée le 1er juillet, qui s’appuie sur plusieurs rendez-vous et ateliers. Le premier de ces rendez-vous sera organisé autour de quatre groupes de travail qui se réuniront en distanciel les 6, 7, 8 et 10 juillet.

Du concret pour 2021

Il permettra de recueillir les premières propositions des participants. “Ces groupes de travail sont également ouverts aux professionnels qui ne sont pas membres de l’Aslog”, précise Yann de Feraudy*. Tous les groupes feront la synthèse de leurs travaux le 25 août, lors d’une web conférence. Puis, le 10 septembre, l’association publiera un manifeste qui synthétisera l’ensemble des propositions. Sur la base de ce document, des actions seront définies et présentées lors du prochain congrès de l’Aslog, en 2021.